Mon engagement

Au centre de mon engagement politique se trouve l'être humain. Nous ne sommes pas tous égaux et ne disposons pas des mêmes ressources face à la vie. C'est pourquoi je pense que le rôle de l'Etat est de pallier à ces inégalités et d'offrir les mêmes chances à toutes les citoyennes et les citoyens.

  1. Adapter la politique familiale aux impératifs d’aujourd’hui

    Une priorité de notre politique familiale est l’harmonisation et la mise en œuvre d’un modèle national concernant le congé paternité. Il est nécessaire de permettre à tous les pères de pouvoir profiter de leur nouveau-né et d’aider la mère au retour de son hospitalisation. En effet, si l’octroi d’un congé paternité supérieur à un jour est déjà instauré dans de nombreux cantons et villes de Suisse, certaines entreprises peinent encore à concéder un congé plus conséquent. Il est temps d’offrir aux familles de ce pays une meilleure protection et une meilleure qualité de vie à l’occasion de la naissance d'un enfant. Un pas aurait pu être fait dans ce sens si le parlement avait accepté ma motion en septembre ; mais le refus de ma proposition à une courte majorité me motive encore plus à me battre pour introduire un réel congé parental dans ce pays. Le Conseil fédéral devrait s'engager avec plus de conviction dans une politique familiale active et prendre ses responsabilités. Malheureusement, cela ne semble pas être le cas, comme le démontre le dernier rapport sur le congé parental. En effet, le Conseil fédéral estime que le congé parental n’est pas une priorité en matière de conciliation vie de famille et vie professionnelle.
     
    Un autre manque important dans la politique familiale concerne l’aide au retour des femmes à la vie active. Après une absence prolongée du monde professionnel, elles sont nombreuses à éprouver des difficultés à retrouver du travail. C’est loin d’être un phénomène anodin, d’autant plus si l’on considère que ces femmes représentent un potentiel intéressant et disponible sur place pour faire face à la pénurie de main d’œuvre qualifiée dont souffrent déjà certains secteurs de l’économie. En effet, ces femmes sont très souvent au bénéfice d’une formation achevée de type II.
     
    Le retour des femmes au travail est d’autant plus ardu qu’elles trouvent difficilement des structures d’accueil pour leurs enfants. Là encore, il s’agit d’une priorité essentielle dans le domaine de la politique familial.
    Ces deux problématiques, entre autres sujets de la politique familiale, constituent pour moi des priorités importantes auxquelles la population devrait être sensibilisée. Plutôt que d’envisager une solution de défiscalisation quelque peu populiste, nous nous devons de penser en amont à des actions concrètes et nécessaires pour le bien être de toutes les familles en Suisse.

     
  2. Mise en place d'un programme national de dépistage du cancer du sein

    Un cadre légal doit être créé afin qu'un programme national de dépistage du cancer du sein puisse voir le jour. Un accès à des mesures de détection précoce de ce cancer doit être garanti à toutes les femmes de ce pays. De nombreux cantons peinent à mettre en place des programmes primordiaux qui permettent de réduire sensiblement le nombre de décès.De nombreuses études scientifiques montrent très clairement, que réalisé dans le cadre d'un programme soumis à un contrôle de qualité, le dépistage par mammographie permet de diminuer la mortalité par cancer du sein. Une analyse du programme de dépistage du cancer du sein a été menée au Royaume-Uni afin de connaître le rapport bénéfice-risque du dépistage généralisé. Il en ressort de cette étude que le dépistage systématique du cancer du sein réduit le risque relatif de décès par cancer du sein de 20 %.

    De nombreux cantons (en majorité romands) ont mis en place un programme de dépistage du cancer du sein ces dernières années, les résultats sont très positifs par exemple à Fribourg, plus de 60% des femmes concernées ont participé à ce programme. Diagnostiquer un cancer le plus tôt possible est primordial, également parce que le traitement sera moins lourd. Les progrès et la qualité des traitements influencent aussi la baisse du taux de mortalité. Il n'est pas tolérable que la volonté de certains cantons pénalise une partie des femmes de ce pays. En Suisse, une femme sur 10 a un risque d’être atteinte d’un cancer du sein. Plus de 5000 cas de cancer sont diagnostiqués chaque année.


     

  3. Egalité des chances pour l'accès à la formation

    L’accès à des études supérieures dépend toujours de la capacité financière des individus ou de leur famille. Notre système de bourses d’études doit permettre à chaque citoyen de notre pays de pouvoir envisager sereinement d’entreprendre des études supérieures sans devoir se soucier constamment de ses problèmes financiers. Or, actuellement il y a une grande disparité dans notre pays quant à l’attribution des bourses d’étude ; chaque canton possède son propre système et les montants octroyés peuvent passer du simple au double si nous vivons dans le canton de Zurich ou dans le canton de Schaffhouse.

    Il est grand temps d’harmoniser tous ces systèmes qui péjorent notre formation supérieure. Un réel soutien doit être accordé à ces personnes qui souhaitent faire des études mais qui sont issues de milieux socio-économiques défavorisés. Nous savons très bien que ces personnes doivent travailler à côté de leurs études afin de les financer, ce qui a souvent pour conséquence que les études soient rallongées ou que la réussite ne soit pas forcément au rendez-vous. Chaque étudiant qui doit s’assurer un minimum vital en travaillant à côté de ses études, consacre automatiquement moins de temps à la réussite de sa formation. Aussi, il devient toujours plus difficile trouver un petit job pour arrondir les fins de mois, ce qui a souvent pour conséquence d’entrainer certains jeunes dans des choix parfois cornéliens : comme contracter un prêt ou un crédit auprès d’une banque afin de pouvoir continuer leurs études, ou choisir une autre voie de formation (en cours d’emploi par exemple).

    Il est important de rappeler que la ressource la plus importante pour notre pays est la formation. C’est pourquoi nous devons tout mettre en œuvre afin de la favoriser et de la rendre accessible à un plus grand nombre d’individus. Cela sera possible si chacun peut avoir les mêmes chances d’y accéder grâce à un système de bourse harmonisé.

    Il est indéniable que les bourses d’études favorisent l’égalité des chances et permettent à tous ceux et celles qui souhaitent faire des études supérieures de pouvoir bénéficier de la meilleure formation.


     

  4. Prévention du suicide chez les jeunes

    Le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes en Suisse. Dans le même temps, le suicide des jeunes est un sujet tabou dans notre pays. Les états des lieux dressés par les organisations spécialisées montrent que l'éventail des mesures en matière de prévention du suicide est très restreint. Outre l’intervention, les organisations estiment qu’il est particulièrement urgent d’agir en lançant notamment des projets concrets de prévention du suicide et en menant des opérations de sensibilisation du public. Aucune campagne de prévention n’a jamais été organisée en Suisse. Les campagnes menées à l’étranger ont montré qu'un renforcement de la sensibilisation peut entraîner une baisse des taux de suicide. (source: www.projuventute.ch)
     
    Cette question nous touche tous intimement, car qui n'a pas connu de suicide dans son entourage proche ou lointain? Dans notre société il est difficile de comprendre que le taux de suicide est aussi élevé, car il semble que les jeunes ont tout ce qu'ils ont besoin au quotidien. Pourtant il y a un manque flagrant de structures dans lesquels les personnes en détresse pourrait s'adresser. Il est, selon moi, essentiel que l'Etat investisse des fonds pour pallier à ce manque et qu'il s'engage aussi à faire des campagnes nationales pour la prévention du suicide.
     
    De plus, comme le détaille l'association Projuventute dans un article au sujet du suicide, la problématique du cyber-harcélement prend de plus en plus d'ampleur en Suisse:  "Les études montrent que le nombre de tentatives de suicide chez les jeunes qui ont été confrontés au cyber-harcèlement est deux fois plus important que chez les jeunes qui ne sont pas touchés par cette situation. Beaucoup d’enfants et de jeunes appellent désormais Pro Juventute Conseils + aide 147 pour demander de l’aide car ils sont victimes de cyber-harcèlement. 8 à 10% des jeunes de Suisse ont déjà été «démolis» sur Internet." 
     
    Nos jeunes doivent être informés quant aux dangers qui existent sur internet. C'est à nos institutions de mettre en place des campagnes d'information à ce sujet au niveau national, que ce soit par le biais de l'école, mais aussi par des campagnes massives d'affichage. 
  5. Défense des droits des travailleurs

    Le droit des travailleurs est un aspect très important de la politique en Suisse. La paix du travail est devenue en Suisse depuis la seconde moitié du XXe un élément de l'identité nationale. C’est cette paix du travail, basée sur un principe de discussion et de consensus entre les différentes parties enjeux qui nous permet d’avoir un système aussi stable. 

    Il est certain que la Suisse est un îlot de stabilité qui ne semble pas être touché par la crise, cette stabilité est néanmoins fragile et il subsiste encore de nombreuses inégalités.

    Une importante problématique en Suisse concerne les « woorking poors » qui sont environ 200'000. Ces personnes qui travaille à temps complet n’arrivent pas à joindre les deux bouts et sont souvent dépendantes de l’assistance sociale. Selon l'Office fédéral de statistique, ce sont des personnes âgées entre 20 et 59 ans, qui, malgré une activité lucrative à plein temps, vivent au-dessous du seuil de pauvreté. En Suisse, le seuil statistique de pauvreté représente un salaire de 2200 francs par mois pour les personnes vivant seules et de 3800 francs par mois pour les familles monoparentales avec deux enfants de moins de 16 ans. Ce seuil se situe à 4'000 francs pour les couples avec deux enfants. 

    C'est selon moi une thématique essentielle de la politique du travail en Suisse. Il s'agit de se battre pour le maintien, mais surtout pour la progression des acquis sociaux pour lesquels nos grands parents se sont battus.