Elections fédérales

Communiqué aux médias du 21 février 2019

Le maintien de la majorité de droite serait fatal pour la Suisse

Le baromètre des élections fédérales de la RTS, publié ce jour, fait craindre un risque majeur lors des élections d’automne. Le PS redoute que le PLR ne compense les pertes électorales de l’UDC, ce qui renforcerait la majorité de droite au Parlement. Ce résultat serait fatal pour la Suisse. Si le PLR devenait effectivement le deuxième parti de Suisse, le bloc de droite pourrait imposer sa politique de manière encore plus irréfléchie : au lieu d’une politique pour toutes et tous, la loi du plus fort continuerait de sévir. Quiconque veut plus d’égalité, des primes d’assurance-maladie réduites, une politique énergétique efficace et des opportunités d’emploi équitables, doit donner sa voix au PS afin d’éviter ce glissement vers la droite.

« Ce sondage représente un signal d’alarme qui intervient au bon moment », commente Christian Levrat (FR), président du PS. « L’issue de la campagne électorale ne va pas de soi, bien que le bilan de législature de la majorité de droite UDC et PLR soit catastrophique. Heureusement, le PS a prouvé lors des élections cantonales qu’il savait mener des campagnes engagées et couronnées de succès. » Les élections cantonales dans les cantons de Zurich, Lucerne, Bâle-Campagne et du Tessin fin mars et début avril constitueront un véritable indicateur de la popularité de chaque parti.

Selon le baromètre électoral, les primes d’assurance-maladie représentent un des problèmes les plus urgents pour la population. La semaine prochaine, le PS lancera la récolte de signatures pour son initiative d’allègement des primes. Elle vise à limiter le fardeau des primes à 10 pour cent du revenu disponible. « Des primes réduites, l’égalité entre les femmes et les hommes, une politique énergétique efficace, la formation et le travail pour toutes et tous – cela n’est possible que grâce au PS », déclare Nadine Masshardt (BE), cheffe de la campagne électorale.

« Dans une actualité marquée par les discussions sur le réchauffement climatique, il paraît logique que chaque parti tente de se positionner en matière de politique climatique », selon Roger Nordmann (VD), président du Groupe socialiste. « Mais l’indignation ne suffit pas à elle seule à sauver le climat, il faut des solutions. 80 pour cent des émissions de gaz à effet de serre de la Suisse sont imputables à la combustion de pétrole et de gaz naturel. C’est pourquoi la politique climatique concerne en fait essentiellement la politique énergétique. C’est le PS qui a façonné le tournant énergétique actuel au Parlement et qui l’a défendu avec succès lors des votations populaires. Sans une forte opposition aux ennemis du climat que sont l’UDC et le PLR, il sera difficile de voir des solutions émerger au Parlement. »

 

 

Communiqué aux médias du 22 janvier 2019

Contre la loi du plus fort : brisons la majorité au Parlement fédéral

Ils ont des millions, on a des militant-e-s – tel est le slogan avec lequel le PS Suisse a lancé aujourd’hui sa campagne pour les élections fédérales du 20 octobre 2019 lors d’une action à Berne sur la Waisenhausplatz. « Nous voulons briser la majorité de droite au Parlement. Elle bloque notre pays depuis 2015 », a déclaré le président du PS Suisse, Christian Levrat, devant les médias. Celui qui vote pour les candidat-e-s socialistes doit savoir ce que le PS défend : limitation du poids des primes d’assurance-maladie, égalité durable entre hommes et femmes, protection du climat et fin des investissements dans les énergies fossiles, travail et formation pour toutes et tous.

« Les partis de droite ont certes le pouvoir et l’argent », a constaté la conseillère nationale et nouvelle responsable de campagne Nadine Masshardt. « Mais au détriment du plus grand nombre, ils empêchent la réalisation de projets urgents et nécessaires, tels que la protection du climat ou l’égalité des genres. » Pour remettre la Suisse sur la voie du succès, la première étape serait d’augmenter le nombre de sièges socialistes au Parlement fédéral. « C’est une législature perdue que nous laissons derrière nous », a ajouté Christian Levrat. « La majorité de droite de l’UDC et du PLR veut poursuivre les exportations d’armes dans les pays en guerre et offre des cadeaux fiscaux à sa clientèle. D’autre part, elle empêche tout progrès en matière de politique climatique et empêche toute lutte contre l’explosion des primes d’assurance-maladie ».

Avant la conférence de presse, la responsable de campagne Masshardt et les membres de la Présidence du PS Suisse s’étaient rencontrés avec les passant-e-s autour d’un café sur la Waisenhausplatz. « Notre campagne symbolise la politique du PS : proche du peuple, démocratique, participative et indépendante des intérêts financiers », a encore déclaré Nadine Masshardt. « Nous voulons connaître ce qui intéresse les gens et ce qu’ils attendent de la politique. Parler c’est bien, dialoguer c’est mieux. »

Pour une Suisse « pour tous, sans privilèges », le PS veut faire avancer les projets suivants pendant la campagne électorale, puis au Parlement : limitation des primes d’assurance-maladie à 10 % du budget du ménage pour amortir l’explosion des primes ; salaires égaux pour les hommes et les femmes, plus de femmes aux postes clés et élimination de la violence à leur égard ; une véritable protection du climat dès à présent et une place financière qui n’investit plus un centime dans les industries qui tuent notre climat ; et une chance pour toutes les personnes qui veulent travailler de trouver un emploi sûr et de qualité, qu’elles soient âgées de plus de 55 ans, nouvelles sur le marché du travail ou réfugiées.